1992 – MountainBik

Le MountainBik fut un des premiers cadres VTT composés de pièces carbone assemblées entre elles. Ici, ce vélo présente aussi un panel de tous les composants et périphériques en carbone disponibles en 92.
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1992 MountainBik

  • Conception : USA
  • Fabrication : USA
  • Catégorie : Vintage (1990-1996)

Carbone Graphite Technology

 Pace RC35 – Elastomère Micro-Cellulaires – Fourreaux carbone

Jeu de direction Shimano Deore XT

Potence Ibis Cr-Mo

Cintre Barflex Carbone Kevlar

Pédalier Storck Powerarm Carbone – Plateaux Stronglight 42-32-22 – Boîtier Shimano BBUN90

Dérailleur Ar Suntour XC Pro

Dérailleur Av Suntour XC Pro

Manettes Suntour XC Pro

Cassette Shimano XTR M900 12-32dts

Étriers Etriers carbone artisanaux (AR) Dia Compe 986 (AV) – Patins Kool Stop Ceramic

Leviers Dia Compe SS7 – Leviers Carbon Works

Tige de selle Kalloy Carbone 27.2

Selle Sella Italia Flite Evolution 1 Carbone

Jantes Mavic M231 Ceramic

Moyeux FRM Carbone ou Nuke Proof Carbone

Rayons Inox

Pneus Onza Porcupine

Blocages American Classic

Comme son nom l’indique, Graphite Technology  travaille le carbone. Rien d’exceptionnel de nos jours puisque tout le monde s’est mis à la sauce composite. Mais ici, les choses diffèrent car nous sommes en 1973 et Graphite Technologie ose la première raquette de tennis en carbone de l’histoire pour Mats Wilander et la société Rossignol. Cette année là, la fibre de carbone est encore un matériau très confidentiel…

Dans le vélo, l’histoire débute en 1986, lorsque Graphite Technology développe un cadre composite pour Trek. Mais l’histoire tournera court et en 1987, deux employés s’en iront pour fonder Kestrel.
Peu importe. Graphite Technologie continue son bonhomme de chemin et développe ses propres vélos, le Racing Bik pour le bitume et le MountainBik pour le hors bitume.

La fluidité des formes se décale des cannons esthétiques de l’époque. Contrairement aux productions en carbone classique, (tubes composites collés sur des raccords métal) le MountainBik est réalisé à partir d’éléments en fibres moulés puis assemblés. Donc, si on enlève quelques renforts alu, les tasseaux de freins et les pattes arrières en inox, le cadre est pratiquement 100% composite. Mais pas de fibres visibles : la pose d’un apprêt avant peinture était incontournable pour une finition parfaite.

Nous nous sommes amusé d’équiper le cadre Mountain Bik avec un maximum de pièces carbone disponibles en 1992 : fourche Pace MX35, tige de selle Kalloy, selle Flite Evolution, cintre Barflex, moyeux Nuke Proof, leviers de freins CarbonWorks et les manivelles PowerArm mises au point par Markus Storck en 1992 (Mais commercialisées dès 1993). Il en résulte une machine plutôt légère avec 12kg, réactive… voire hyper réactive ! Malgré la fourche Pace et le cintre Barflex qui tentent d’améliorer les choses, le mountainBik est très raide, illustrant parfaitement qu’en ce début des 90ies, carbone et confort étaient antinomiques. Les résines n’étaient pas aussi performantes que celles d’aujourd’hui et les constructeurs préféraient augmenter les couches de tissus pour éviter les éventuelles casses, quitte à obtenir des structures trop rigides.

Avant d’acheter la fabrique, Didier Louis va importer les MountainBik en France. Plus tard, la société retournera aux USA sous le nom d’Aegis et sous-traitera ses cadres pour d’autres (Peugeot, Basso…). Caractériel, perfectible et pourtant, de conception toujours d’actualité, le MountainBik marquera une étape fondamentale dans l’évolution du VTT carbone, évolution qui débuta par une simple raquette de tennis.