1990 – Fisher CR7

Quel est le Meilleur matériau entre l’acier et l’alu ? Richard Cunnigham met tout le monde d’accord en associant les deux dans le cadre du Fisher CR7.

I

1990 Fisher
CR7

  • Origine : USA
  • Cadre : Alu 7000 – Acier Tange Prestige
  • Fourche : Acier Tange Prestige
  • Périphériques : Fisher – San Marco
  • Transmission : Shimano XT M735
  • Freins : Shimano XT M735
  • Roues : Mavic – Shimano XT M735

 

En 1989, débutait la guerre des matériaux et l’aluminium émergent s’attaquait à l’hégémonie du bon vieil acier.

Le Fisher CR7 met tout le monde d’accord en associant de l’acier tout fin à l’arrière et de l’aluminium maousse devant.
Pour les passionnés de  foot, ne cherchez pas de rapport avec un célèbre joueur portugais : CR7 sont les initiales du génial Richard Cunnigham qui conçut le Mantis XCR au cadre mixte alu/acier en 1985, année de naissance du fameux footballeur en question. Simple coincidance à l’intérêt ici limité.

Le concept est simple : fabriquer un cadre léger et résistant en utilisant le bon matériau là où il faut comme il faut. L’alu a le vent en poupe dans la moitié des 80ies. Sa faible densité autorise l’augmentation des diamètres et des épaisseurs des tubes pour réaliser des cadres théoriquement plus rigides et plus costauds. Idéaux pour le triangle avant, les gros tubes alus posent problème pour les bases et les haubans : faible dégagement autour du pneu, bases trop longues… sans oublier leurs difficultés de mise en œuvre. Richard Cunnigham restera donc sur un arrière classique en acier boulonné au triangle avant en alu, car les deux matériaux ne peuvent se souder entre eux : Ainsi sont nés les cadres composites.

En 1988, Le Mantis XCR rejoindra le catalogue Fisher sous le nom de CR7. Au passage, la douille de direction passe à l’énorme diamètre Evolution (1“1/4) créé par le grand Gary, les tubes alu grossissent encore et sa fabrication devient japonaise pour baisser son coût de production.

Le CR7 est un vélo qui peut vraiment tout faire :  aspirateur à podium, randonneur au long cours, descendeur hors pair… La géométrie ultra compacte dessinée par Richard Cunningham est respectée et le CR7 sera surtout réputé pour sa maniabilité et pour sa précision de pilotage due à sa direction oversize et à la rigidité du triangle avant. Le CR7 est un monstre de nervosité, avide de petites accélérations sèches mais néanmoins ludiques !  Petit plus par rapport à ses concurrents tout alu, le vélo sait aussi se montrer confortable grâce son arrière en acier plus élastique et ses énormes pneus Fisher Fattrax 2.2  aux dimensions hors normes pour l’époque, agissant comme de véritables suspensions et offrant une accroche en toutes circonstances. Une sorte de Fat bike avant l’heure ! Comme bon nombre de réalisation de Richard Cunnigham, le CR7 était un vélo visionnaire,  et restera une référence juqu’à sa disparition du catalogue en 1992.