1987 – Diamond Back Arrival

Quand un constructeur de BMX se lance dans l’aventure du VTT et ose l’aluminium…
I

1987 Diamond Back Arrival

  • Conception USA
  • Fabrication Japon
  • Catégorie Rétro-Classique (1984-1989)

Aluminium 7000

Acier Cr-Mo Unicrown assemblé par raccord

Jeu de direction Shimano

Potence Acier Cr-Mo Nitto

Cintre Aluminium

Pédalier Suntour 9000 44-36-26 dts – Boîtier Suntour

Dérailleur Ar Shimano Deore XT M730

Dérailleur Av Shimano Deore XT M730

Manettes Thumbshifters Shimano Deore XT M730 SIS

Cassette Suntour Winner 13-32

Étriers Cantilever Suntour XC Pro (AV) Suntour Roller Cam sous les bases (AR)

Leviers Shimano

Tige de selle Aluminium

Selle de type Turbo

Jantes Mavic 317 *

Moyeux Shimano

Rayons Inox

Pneus Continental*

Blocages Shimano

* Pièces ne correspondant pas à l’époque du vélo mais permettant son utilisation

 

En 1987, le VTT français en était encore à ses prémices et le beau matériel était quasi inexistant dans l’Hexagone. Même si les principaux fabricants nationaux se lançaient enfin dans l’aventure sérieusement, ils restaient encore trop englués dans la bonne vieille culture cycliste. Pour fabriquer un bon VTT, il fallait sortir des sentiers battus. À ce jeu là, les Américains, avides de pratiques vélocipédiques alternatives, étaient les plus forts et le top du top du matos restait toujours et encore… américain.

Chez Diamond Back, le bitume, les pelotons groupés ou le Tour de France, on ne connaît pas. Leur truc à eux, c’est le BMX.
Pour eux, un VTT est une sorte de BMX en plus grand et équipé de dérailleurs. Un jouet taillé pour sauter, déraper, glisser qui va plus loin et plus haut grâce aux vitesses.
Un nom d’un serpent venimeux américain,
10 ans d’existence et déjà 10 VTT au catalogue avec un tout nouveau venu au sommet de leur gamme : l’Arrival.

Diamond Back pousse le bouchon et ose  son premier modèle alu.  Les tubes en série 7000 sont épais et de diamètres raisonnables en comparaison des Klein et autre Cannondale. Les soudures, réalisées au Japon, sont énormes mais régulières et la géométrie donne le ton avec des angles de 71/73° redressés et agressifs. Le tout peint en jaune pour être repéré de loin. Petit détail étonnant, les pattes arrières sont soudées sous les bases. Pour les périphériques, ont reste classique avec une fourche en acier Tange et un ensemble potence-cintre Nitto, mais on innove avec le tout récent et prestigieux groupe Shimano XT M730 enfin indexé !

Bien taillé, superbement équipé et un tempérament bagarreur pour 12,5 kg de métal qui s’échangent seulement pour 880$. La concurrence est clouée et l’Arrival se positionne comme l’affaire de l’année.

Aussi, en 1987, le Diamond Back Arrival sera omniprésent. Il prônera sur la couverture de Mountain Bike Action aux USA et sur celle du numéro 1 du tout premier magazine de VTT français. Quelques machines importées sous le manteau participeront à la première édition des Championnat de France de VTT aux mains de pilotes qui écrivent déjà l’histoire : l’incontournable Bernard Bon, Gilles Nachin vainqueur d’une manche de la compétition et Michel Forestier dit Fofo, futur champion du monde à Villard de Lans !

Mais Diamond Back ne sera officiellement importé en France qu’en 1991 et s’impliquera au plus haut niveau des compétitions sous le label DBR en 1993, en s’étoffant de machines performantes en acier/carbone, titane et même suspendues. Mais au fur et à mesure des rachats de la marque par des grands groupes, Diamond Back perdra peu à peu de son identité.